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Rêvons-nous en permanence?

Rêve Lucide
Publié par dans Réflexions ·
Que deviennent les personnages des rêves (PRs) une fois que l’aventure onirique se termine ?
 
Ce sujet est un de ceux qui me passionnent le plus dans le domaine du rêve. J’irai même plus loin en posant la question : « où étaient, et que faisaient les PRs avant que le rêve commence ». D’ailleurs, le rêve a-t-il un début et une fin ? Pourrait-il se dérouler 24h/24h, le plus clair de son temps, à notre insu ?
  
Littéralement parlant, non. Le rêve a été défini par la communauté scientifique comme étant un évènement qui se déroule exclusivement pendant une période de sommeil. Tous les évènements similaires au rêve perçus en dehors d’une période de sommeil sont qualifiés par les termes « rêverie », « rêverie diurne », « hallucination ».

Remarque : j’exclus les termes « imagination » et « visualisation » dans le sens où ce sont des productions générées par une instance psychique consciente, donc volontaire. Nous nous intéressons ici qu’aux phénomènes produits par l’inconscient.

Cela étant, qu’il s’agisse de rêve, de rêverie ou d’hallucination, leur nature intrinsèque est la même puisqu’il s’agit de productions psychiques. La question qui se pose dès lors est la suivante : est-ce que notre inconscient produit du contenu en permanence ou est-ce qu’il se « repose » de temps en temps ?
 
Nous n’en savons rien, mais il est fort probable en tout cas qu’il y ait différents niveaux d’activité, le minimum étant, sur des périodes relativement courtes, une forme de vacuité, appelée aussi « rêve non construit » ; une forme de noir onirique où il ne se passe rien.
 
Partant de ce principe, on pourrait supposer que l’inconscient travaille le plus clair de son temps et de ce fait, qu’il produit du « rêve » en permanence. Dans certains cas, nous y avons accès, dans d’autres, non (le su et l’insu).

Pour renforcer cette hypothèse du « rêve permanent », n’expliquerait-il pas nos fréquents changements d’humeur, sans raison apparente, sans qu’il y ait aucune cause inhérente au monde physique ? Par exemple : « je suis en train de manger et de rigoler avec des amis quand soudain, j’ai un accès de tristesse inexplicable ». Peut-être qu’à cet instant, dans mon monde intérieur, dans un rêve qui se déroulerait à mon insu, je suis en train de me faire plaquer par une copine onirique et que la résultante émotionnelle de cette rupture émergerait de manière inopportune dans ma réalité du moment, sans que j’en connaisse l’origine.

Aussi, de mon point de vue, les personnages oniriques, du moins ce qu’ils représentent, préexistent avant notre accès au rêve et continuent d’exister lorsque le rideau s’abaisse. Quelque part, ces personnages ne seraient-ils pas la représentation de substrats émotionnels ou de pensées quelconques ? Il y a fort à parier que oui.

Je pense que les PRs vivent leurs vie, pas loin de 24h/24h, à notre insu. Nous y avons accès à des moments sporadiques, soit sous forme de rêves, de rêveries ou d’hallucinations. C’est bien la raison pour laquelle l’expression « accès au rêve » (sous-entendu au rêve permanent) me parait plus juste que l’expression « rêver ».

Souce image: http://sathak-j.blogspot.com/2016/01/airplane-windows-graphic.html



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